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mardi

Borderline











Ceci est un être mais pas comme tout les êtres.
 
A consommer avant qu’il ne s’aperçoit qu’il est consommable
 
Peut être ‘cérébrale-ment’  violé.. par sa télévision, le politicien, le pharmacien, …
Peut être utilisé comme esclave.. De son PC, Itruc, smart machin, …
Facilement dupé a coup de louanges ou des ‘j’aime’ notés sur le seul livre qu’il ouvre, je nomme ‘’livre des faces ‘’.

Homme télévision, Homme écran, la ou il va il faut qu’il y est la connexion : cyber rencontres, amis en lignes, amours virtuels, cyber activisme, cyber bouffe, cyber militantisme, idées en parois dans la toile d’araignée : cyber humain.

C’était quand la dernière fois que j’ai vu le soleil se coucher, que sur une plage pieds nus j’ai marché, qu’avec moi  j’ai parlé ?

Ceci est un Sisyphe des temps modernes, déterminé à se mentir, par des 
 « ca vaut », sur la vanité de la pierre qu’il se traine, alors que ... « ca vache » …

Ceci est une pensée qui s’autodétruirait par deux comprimés : un anxiolytique et un somnifère.

Bonne nuit les ‘ fictifs’.

mercredi

impasse








Un jour un maître disait à son élève : « vis … » 


L’élève lui coupa la parole : «  Vis dans ce vide pour vider un vers qu’on t’a un beau jour bourrés, sans qu’on ait demandé ton avis avant le mizuage*. 


Dans ce train a mille wagons, ton wagon il est fermé maussade, le train roule a grande vitesse dans un infini tunnel de passage.


Défaitiste comme passage diront les plus ‘réalistes’, optimistes, idéalistes en marquant le dégoût sur leurs visages.


On doit aimer la vie, on m’a un jour dit, vis ! 
Ou trouves toi comment être la roue dentée d’échange sans trop t’enlacer, faut vénérer « le saint ennuis », et ne pas se déranger de « l’amour des lundi »**,  le dimanche il faut sentir le manque et retrouver les plaisirs dans son esclavage … 


C’est comme ça qu’on ‘vis’ maître » 


« Non vis ! 


Même si le printemps pleur ou que l’eau de la lune se verse dans tes yeux ou lorsqu’on  ne jure que par un seul Dieu ou sept cieux… Prend le temps d’admirer la beauté dans les plus chaotique des lieux, même dans un cœur que t’a crus trop sec pour être amoureux, sers toi de l’œil du poète, et laisses libre cour a la vie, aie confiance dans les beau présages. 




Tourne comme un derviche du bout de la terre libérant son âme ramassant la miséricorde de Dieu, tourne comme les saisons, comme l’univers, tends tes mains vers l’horizon, le nirvana est proche  prends ton envol pour un nouveau voyage… »


« Vous mentez, il est trop tard, les dès sont jetés, je vis a l’encontre de ce que je veux, Maître
J’ai  ratée même toutes les séances de rattrapage…. »




  *mizuage = étape fondamentale de la formation des geisha japonaises : elle marque leur passage à l'âge adulte.
  ** On a inventé le saint ennui et l'amour des lundi   Niezsche.







vendredi

حمى






أضعت الوقت .. 
هلا اوقفت ساعتك لحظة النوم 
حلم 

كلمة فبسمة  ..  رغبة فشهوة  .. رهبة ففرحة

ثورة  ثورة .. كبروا للثورة .. حيوا على الثورة 
زهق الباطل .. قتل الاله لا رجعة 
حلم ... لا داعي للحلم .. أنهاكم عن النوم .. ما هو إلا وهم ..
ارجعي يا ساعة للدق ، تمايل يا رقاص إله الزمن 
أضعت الأمل 
دقت ساعة العمل 
يقظة 

هلعٌ فجبن .. هجرٌ فحزن ..
ثورة ثورة .. اركبوا على الثورة .. اكفرو بالثورة 
ضهر الحق .. هل في الله شك 

أحببتك .. نعم أحببتك 
أقسم برغبتك أني لم أحبك 
أحببتك .. نعم أحببتك 
أقسم بوعدك  أني لم أحبك

أنا أدمنتك .. كسيجارة  .. أدمنت مسكها بين أصابعي .. أدمنت اشعالها .. أدمنت تمريرها على شفتي .. أدمنت دخانها يتصاعد بين عيني .. أدمنت جلسةً تعد لموكبها .. أدمنت سحقها بشراسة الولع..
أدمنتك ادماني للوطن ..
فكنتما سيجارة سادية .. تمتعاني لتمنعاني بعلة الخوف من فرحي ..
تقلبا الثورة ذات أمل لتصير فوضى .. تعرياني لتلبساني الغموض بعلة    مضرة البسمة..
هجرتماني ملياً .. هجرني الإيمان .. هجرتني ثقتي .. هجرني الحلم .. سكنتني حمى الحقيقة ..

أكنتما كذبة ؟ ككذبة الإله أو كذبة كفري به ؟
ألهذا صمتكما .. صمته 
غيابكما .. غيابه 
ضهوركما .. انعدامه 

أم صدقتما .. و ما بعدكما إلا تجلي مزوشيتكما

أثرت في حبوب الهلوسة  .. أنا أهذي .. تتداخل جملي ..

رغبة عن الرغبة ، لفة على الثورة ، إكتضاض في الوحدة..
بعد قربي .. قرب بعدي .. معنى هجري أشعر به وحدي ..

لا أبالي .. سأبحث عني .. سأتبع العبير أين يأخذني ..
 
 لن اقتصد في فرط أحاسيسي أبداً 
لن ادخر جنوني أبداً 
لن أقمع خيال الكلمات 
لن أكبت شهوات الحبر
حتى و إن بذرت أنوثتي هدراً 
لا أبالي .. أقسم بي ..  أني لا أبالي ...
أحبك في الوطن .. أملي في حبك .. يا وطن .. الوطن ..
لن أطالب بالرحيل بعد اليوم .. إلى الامام سنمضي إلى الامام ..
إلى الامام .. فل تكن ثورة ثورة ثورة ..

               " عندما يزورك القذافي في المنام ... "  



jeudi

Ahan


Sous la pluie seule se plie sans veste sans parapluie ses pieds poursuivaient  elle gouttait les gouttelettes petites goguettes par ses lèvres guettées sur son corps guillotinées une personne se précipitait aux premières précipitations une autre passait au mode parapluie elle s’en moquait de leurs peur de la pureté je reviens à moi cheveux trempés  yeux ‘trans-paix’  cœurs trompé  pieds à la Kassbah âme à Benghazi je reviens à MOI une semaine ou deux peut être un mois ou deux que je sèche les cours le cœur le corps puis le concours  ‘con-cœur’ je cours  je sais d’avance que je ne retrouverai plus ma cadence reviens à toi moi je veux un café à l’avenue attendre un revenue mais déserté sont les cafés devenue les rues se reposent des manifestants aucune réclamation la pluie retarde les causes je trouve un petit coin petit livre avec moi et le café que je bois je me reviens enfin et j’ai j’ai peur de m’entendre d’avec moi m’entreprendre d’oublier le monde de tenir sur mon cou la corde j’ai peur de ma rime quand mes mots s’expriment j’ai peur d’oublier la ponctuation les suspensions j’ai envie de ne plus parler envie d’une présence humaine à regarder qui empêcherai mes mots d’êtres prononcés… je veux me reposer…

samedi

'Lettre d’une suicidée'






       Ceci est un texte extrait d’une courte nouvelle intitulée Lettre d’une suicidée, de Taher El fazaa (entre autres dans Mellassine Story que vous pourriez lire ici), qui m’a particulièrement touché, et surtout lus en cette période, ou le mal du pays frappe (là ou je crois), ou le mal frappe (3laniyatan moch sekritou kima dima) plus que jamais...
" Oui bien sur tu le sais mieux que moi, puisqu’on a discuté très souvent ensemble, qu’il n’y a aucune foi retrouvée dans ces commandements rétrogrades, aucune résonance métaphysique dans ce fatras d’interdits, aucune élévation spirituelle dans ce dépôt résiduel d’une religion dénaturée par l’ignorance et la superstition.                                                                        
L’intégrisme, c’est tout simplement la révolte des esclaves. C’est le révolté qui a tant et tant endurée et qui  un jour fait face. Il marchait ployant sous le fardeau et supportant le fouet du maître, et le voila  qui fait volte-face parce qu’il ne peut plus supporter au-delà du supportable. Toute valeur n’entraîne pas la révolte, mais toute révolte invoque tacitement une valeur. Et ces gens ont pris des valeurs immédiatement accessibles, qui sont discutables  mais qui ont au moins l’immense avantage d’être célestes. Je comprends très bien la réaction de ces gens, mais je n’y adhère pas, car en fait de retour à la vraie foi, ils nous proposent en attendant de pouvoir nous l’imposer, un retour vertigineux aux ténèbres du passé avec un rétrécissement de la bastonnade canonique, l’amputation des mains, le retrait de la femme du circuit économique, le retour à la polygamie et mille autres réformes de ce goût. C’est vrai qu’on nous propose des pratiques obscurantistes et rétrogrades, et pourtant c’est une lame de fond qui va tout emporter sur son passage, parce que c’est quelque chose qui vient du peuple, de la masse, de la multitude, cela est  comparable a un immense essaim de criquets qui mue, qui se prépare à prendre son passage, on en tuera des millions, mais les autres dévasteront tout et ne laisseront que ruine et désolation.
Nous n’y pouvons rien, ainsi le veulent les lois de la biologie et de  l’histoire, mais moi je ne veux pas assister a ça, je ne veux pas vivre cette révolte des esclaves, qu’elle soit matée ou non, car je n’adhère ni à l’idéologie du maître, ni à l’idéologie de l’esclave, et j’ai pleine conscience de l’horreur qui nous attend. Tu vois Ridha, je suis au bout du rouleau. Je ne peux plus vivre de cette façon, c’est indécent, c’est indigne d’un être humain évolué, d’exister de cette façon car je ne vis plus, j’existe, c’est tout.
La vie est si belle Ridha, je la quitte à regret, et maintenant que je suis tout près d’accomplir le geste fatidique, je comprends mieux les suicidés. Je crois que ce sont les gens qui sont les plus attachés à la vie qui se suicident le plus souvent, car ils en apprécient toute la beauté et sont malheureux de passer à coté. Ils sont attachés à la vraie vie non à cette vie médiocre, dégradante, infâme. Je crois aussi que se sont les êtres les plus sensibles qui et les plus intelligents qui deviennent fous, un crétin ne devient jamais fou, il est crétin et c’est tout. Je crois que les ivrognes, les marginaux, les drogués, sont meilleurs que le commun des mortels, parce qu‘ils refusent l’ordre établi par les médiocres. Je crois que les gens continuent à s’accrocher à la vie la plus misérable et à subir les pires humiliations, uniquement parce qu’ils ont peur de la mort, pourtant inéluctable.
Moi je préfère abréger, arrêter cette farce sinistre. Vivre comme une herbe comme un brin de gazon, d’une vie organique ne m’intéresse pas. ‘’To be or not to be, that is the question’’ disait Shakespeare, ce n’est que maintenant que j’ai compris le sen exact de cette phrase. Il ne l’emploi pas dans le sens des nihilistes ou des existentialistes pour juger si elle est absurde ou pas, il l’emploi dans le sens de la dignité humaine. Il ne s’agit pas de savoir  si la vie est digne d’être vécue, mais si on peut la vivre dignement ou non.
Pour ma part c’est non, je ne veux pas vivre dans la médiocrité, je ne veux pas vivre dans la nullité, je ne veux pas vivre dans l’indignité, alors je m’en vais. ’’Anywhere out of the world’’.
Adieu mon amour."

        Je termine avec ce petit gribouillage écrit entre deux rêves ou cauchemars

J’ai envie de me pencher, de m’accrocher à un tronc d’arbre et sauter, ressentir la corde qui se serre, jouir du plaisir qu’elle me sert.

J’ai envie de monter le toit de l’immeuble, et sauter en criant 'n7ebbek bledi', en fermant mes yeux sur les cornes de Bougarnine, mon premier amour .. l’avant dernier.

J’ai envie de vider en une seule seconde touts les comprimés supposés me reposer dans mon estomac, comme lorsque je te vidais en une seule nuit dans mon vagin.

J’ai envie d’une douche d’essence et de m’allumer en cigarette à la mort.

J’ai envie d’embrasser le train, même s’il viendra en retard je l’attendrai cette fois.

J’ai envie d’en finir, d’arrêter, d’enfin dormir sans penser, de calmer une tête en bouillis.

(Excusez moi pour ce moment de ta3assa…c’est pas de mes habitudes..)

vendredi

Hors du temps, de l’espace.

J'ai toujours vu que pour réussir dans le monde, il fallait avoir l'air fou et être sage.

   [Montesquieu]




J’étais tranquille sur mon nuage.
Un stylo a la main.
10..5..40..19..
Je contais mon age.
Le ciel est devenu gris, rouge.
Peut être bien bleu ou jaune.
Un dragon vert cracheur de feu passait.
Là !
Juste devant mes yeux, il m’a insulté.
Je sautais de mon nuage pour l’abattre.
Je me suis mis à courir.
J’entendais des cris.
Une petite fille pleurait.
‘Il est fou! ‘ .
Ou ça le fou ?
 Le dragon est fou ?
Le dragon est flou ?
Le dragon flou est flou ?
Ou avais je mis mon stylo ?
Faudrait finir mon conte.
Du papier, j’exige du papier.
Toi apportes moi du papier, un dragon, vert mon stylo vert.
Ah c’est toi le fou? La chance que t’as.
Encore elle et sa vingtaine de pilules qu’elle voudra que j’avale
On ne me la fait pas a moi cette arnaque, je n’avalerai pas !
Je rentre à mon nuage moi,
Il est bientôt l’heure de rencontrer ma copine jaune, elle ne rougira qu’a ma vue…

    En hommage à 7amma, porté disparue bien avant que Montassar ne soit kidnappé, je me demande s’il n’est pas mort de froid , cet Homme hors du temps de l’espace, un homme libre.

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