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dimanche

Seule comme une girafe




N.B: si vous avez mieux a faire.. heuu .. allez le faire!



 "Vis caché pour que tu puisses vivre pour toi, vis ignorant de ce qui importe le plus à ton époque! Place, entre toi et aujourd'hui, au moins l'épaisseur de trois siècles ! Et les clameurs du jour, le bruit des guerres et des révolutions ne doit te parvenir que comme un murmure!
Et, toi aussi, tu voudras secourir, mais seulement ceux dont tu comprends entièrement la peine, puisqu'ils ont avec toi une joie, et un espoir en commun -tes amis : et seulement à la façon dont tu prêtes secours à toi-même : - je veux les rendre plus courageux, plus endurants, plus simples et plus joyeux! Je veux leur apprendre ce qu'aujourd'hui si peu de gens comprennent, et ces prédicateurs de la compassion moins que personne : - non plus la peine commune, mais la joie commune"  sada9a Nietzsche
                                            


    Ces jours.. je lis Nietzsche et je ne sais pas si ça m’apporte du bien ou du mal mais ça me touche au plus profond de moi … tout est remis en question ...  je me suis un peu enfermé sur moi-même , presque coupée du monde , pour n’être qu’avec la musique…sans FB (oui que c’est important ca  ) sans téléphone et a par l’obligation d’assister aux cours en essayant de fréquenter le moins de personnes que possible je ne sors presque plus ...
 
J'ai choisit de me dévorer! *
 
C’est peut être aussi parce que …faut vous dire que..  je veux oublier  le monde, le JT et le monde, ...

C’est la première fois que je fais de ce blog une sorte de journal .. et j’hésite maintenant a publier ce message ou pas...  Faut vous dire que  j’ai mal à écrire autres chose a faire ma rime je perds mes mots… c’est un peu ‘le midi de la vie’**  par là  … tout vas lentement …  je ne veux vraiment rien... j'attends ...
 
je me suis mise aux gribouillages par contre ... je vous montre?  oui ou non peu importe ..  c'est mon blog n7ott elli n7éb!




LUI?.... J'ai nommé Mr.K.. qui viens m'étouffer doucement par sa fumée pour la laisser s'en voler et m'emporter  ...






Et puis il' y a  eux ... ce sont ceux qui ne veulent pas me lâchez des semelles ..







Je les voit même  dans mes rêves cauchemardesques ... 












Ah avant d’oublier je vous conseille le livre:



(Mr K : si tu passes par là , j'en doute fort , merci! )




* "'Dans la solitude, tu te dévores toi-même; lorsque tu es
au milieu des gens, tu es dévoré par plusieurs ; choisit !"  Nietzsche.


** "Ô midi de la vie, ô l’heure solennelle,
Jardin d’été!
Bonheur impatient, aux aguets, dans l’attente :
J’espère mes amis, nuit et jour, bras ouverts!
Où vous attardez-vous? Venez, il est grand temps!" Lui tjrs.



BON .. Décidée je publie ce ‘n’importe quoi ‘ .. Demandez pas pourquoi j’ai mis tant de couleurs dans les lignes …

samedi

'Lettre d’une suicidée'






       Ceci est un texte extrait d’une courte nouvelle intitulée Lettre d’une suicidée, de Taher El fazaa (entre autres dans Mellassine Story que vous pourriez lire ici), qui m’a particulièrement touché, et surtout lus en cette période, ou le mal du pays frappe (là ou je crois), ou le mal frappe (3laniyatan moch sekritou kima dima) plus que jamais...
" Oui bien sur tu le sais mieux que moi, puisqu’on a discuté très souvent ensemble, qu’il n’y a aucune foi retrouvée dans ces commandements rétrogrades, aucune résonance métaphysique dans ce fatras d’interdits, aucune élévation spirituelle dans ce dépôt résiduel d’une religion dénaturée par l’ignorance et la superstition.                                                                        
L’intégrisme, c’est tout simplement la révolte des esclaves. C’est le révolté qui a tant et tant endurée et qui  un jour fait face. Il marchait ployant sous le fardeau et supportant le fouet du maître, et le voila  qui fait volte-face parce qu’il ne peut plus supporter au-delà du supportable. Toute valeur n’entraîne pas la révolte, mais toute révolte invoque tacitement une valeur. Et ces gens ont pris des valeurs immédiatement accessibles, qui sont discutables  mais qui ont au moins l’immense avantage d’être célestes. Je comprends très bien la réaction de ces gens, mais je n’y adhère pas, car en fait de retour à la vraie foi, ils nous proposent en attendant de pouvoir nous l’imposer, un retour vertigineux aux ténèbres du passé avec un rétrécissement de la bastonnade canonique, l’amputation des mains, le retrait de la femme du circuit économique, le retour à la polygamie et mille autres réformes de ce goût. C’est vrai qu’on nous propose des pratiques obscurantistes et rétrogrades, et pourtant c’est une lame de fond qui va tout emporter sur son passage, parce que c’est quelque chose qui vient du peuple, de la masse, de la multitude, cela est  comparable a un immense essaim de criquets qui mue, qui se prépare à prendre son passage, on en tuera des millions, mais les autres dévasteront tout et ne laisseront que ruine et désolation.
Nous n’y pouvons rien, ainsi le veulent les lois de la biologie et de  l’histoire, mais moi je ne veux pas assister a ça, je ne veux pas vivre cette révolte des esclaves, qu’elle soit matée ou non, car je n’adhère ni à l’idéologie du maître, ni à l’idéologie de l’esclave, et j’ai pleine conscience de l’horreur qui nous attend. Tu vois Ridha, je suis au bout du rouleau. Je ne peux plus vivre de cette façon, c’est indécent, c’est indigne d’un être humain évolué, d’exister de cette façon car je ne vis plus, j’existe, c’est tout.
La vie est si belle Ridha, je la quitte à regret, et maintenant que je suis tout près d’accomplir le geste fatidique, je comprends mieux les suicidés. Je crois que ce sont les gens qui sont les plus attachés à la vie qui se suicident le plus souvent, car ils en apprécient toute la beauté et sont malheureux de passer à coté. Ils sont attachés à la vraie vie non à cette vie médiocre, dégradante, infâme. Je crois aussi que se sont les êtres les plus sensibles qui et les plus intelligents qui deviennent fous, un crétin ne devient jamais fou, il est crétin et c’est tout. Je crois que les ivrognes, les marginaux, les drogués, sont meilleurs que le commun des mortels, parce qu‘ils refusent l’ordre établi par les médiocres. Je crois que les gens continuent à s’accrocher à la vie la plus misérable et à subir les pires humiliations, uniquement parce qu’ils ont peur de la mort, pourtant inéluctable.
Moi je préfère abréger, arrêter cette farce sinistre. Vivre comme une herbe comme un brin de gazon, d’une vie organique ne m’intéresse pas. ‘’To be or not to be, that is the question’’ disait Shakespeare, ce n’est que maintenant que j’ai compris le sen exact de cette phrase. Il ne l’emploi pas dans le sens des nihilistes ou des existentialistes pour juger si elle est absurde ou pas, il l’emploi dans le sens de la dignité humaine. Il ne s’agit pas de savoir  si la vie est digne d’être vécue, mais si on peut la vivre dignement ou non.
Pour ma part c’est non, je ne veux pas vivre dans la médiocrité, je ne veux pas vivre dans la nullité, je ne veux pas vivre dans l’indignité, alors je m’en vais. ’’Anywhere out of the world’’.
Adieu mon amour."

        Je termine avec ce petit gribouillage écrit entre deux rêves ou cauchemars

J’ai envie de me pencher, de m’accrocher à un tronc d’arbre et sauter, ressentir la corde qui se serre, jouir du plaisir qu’elle me sert.

J’ai envie de monter le toit de l’immeuble, et sauter en criant 'n7ebbek bledi', en fermant mes yeux sur les cornes de Bougarnine, mon premier amour .. l’avant dernier.

J’ai envie de vider en une seule seconde touts les comprimés supposés me reposer dans mon estomac, comme lorsque je te vidais en une seule nuit dans mon vagin.

J’ai envie d’une douche d’essence et de m’allumer en cigarette à la mort.

J’ai envie d’embrasser le train, même s’il viendra en retard je l’attendrai cette fois.

J’ai envie d’en finir, d’arrêter, d’enfin dormir sans penser, de calmer une tête en bouillis.

(Excusez moi pour ce moment de ta3assa…c’est pas de mes habitudes..)

vendredi

Un must

Je viens de terminer la lecture du troisième de la trilogie d’Ahlem Mostaganem, et je n’ai qu’une envie partager le plaisir ressentis. (C’est fou ce que je peu être gentille parfois)

De la critique, de la politique et de l’amour...
Jamais un (plutôt des) livre m’a autant touché je me suis sentis emporté lors de chacune des trois lectures …


A lire dans l’ordre et surtout a lire absolument ! , et même si comme moi vous n’avez pas l’habitude de lire en arabe ou de lire tout court, n’hésitez pas.. dés la première page vous tomberez sous le charme.

















Je vous les offre, en échange souhaitez moi un bon courage pour mes examens (mathaméch 9atouss…. :) )

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